Qui écrit les textes de votre site internet ? La réponse courte : pas vous. Chez la plupart des artisans qui me contactent, cette question fait peur avant même qu’on ait parlé de prix ou de délai — parce qu’ils imaginent devoir s’asseoir devant un écran blanc un dimanche soir pour “trouver les bons mots”. Ce n’est pas comme ça que ça se passe, et ça ne devrait jamais l’être.

Les quatre réponses possibles (et une seule qui devrait vous rassurer)

Quand un artisan me demande “qui écrit les textes ?”, il a en tête une des quatre options suivantes — et il redoute presque toujours la mauvaise.

Vous-même. C’est le scénario qui fait fuir la moitié des artisans que je rencontre. Certains outils en ligne fonctionnent comme ça : on vous donne un CMS, un tutoriel, et on vous laisse remplir les pages tout seul, un soir après le chantier. Le résultat est presque toujours le même — trois paragraphes bâclés, une page “Contact” jamais finie, et un site qui reste en chantier pendant des mois.

Un rédacteur web générique, trouvé sur une plateforme. C’est le modèle de la plupart des agences, y compris certaines à Brest. Le rédacteur ne vous a jamais rencontré, ne connaît pas votre métier, et travaille à partir d’un brief transmis par email. Les textes sont corrects, parfois même bien tournés — mais génériques. Un charpentier de Landerneau et un charpentier de Quimper se retrouvent avec des pages qui se ressemblent à s’y méprendre.

Une intelligence artificielle, sans relecture humaine sérieuse. De plus en plus de prestataires génèrent les textes avec une IA et les livrent presque tels quels. Ça va vite, ça coûte peu cher à produire — et ça se sent à la lecture : un ton lisse, des tournures qui reviennent d’un site à l’autre, aucune anecdote qui sonne vrai. Je reviens sur ce point plus loin, parce que la question revient souvent.

Moi, à partir d’un entretien avec vous. C’est la seule option qui ne demande ni compétence en écriture, ni heures volées à votre soir, ni résultat impersonnel. Vous me parlez de votre métier, de vos chantiers, de ce qui vous distingue — et j’écris. C’est celle que je pratique, et c’est celle vers laquelle je pousse chaque artisan que je conseille, même quand il ne travaille pas avec moi.

Pourquoi ce n’est (presque) jamais à vous d’écrire vos propres textes

Un artisan sait poser une charpente, rénover une salle de bain ou entretenir un jardin. Il ne sait pas nécessairement structurer une page web pour qu’elle soit lue par Google et par un client pressé en même temps — et il n’a aucune raison de le savoir. Ce sont deux métiers différents.

Le problème n’est pas un manque de vocabulaire. La plupart des artisans que je rencontre s’expriment très bien à l’oral, avec des mots justes et des exemples concrets. Le problème, c’est le passage à l’écrit : la page blanche paralyse, la peur de “mal dire” fait perdre un temps considérable, et le résultat — quand il existe — ressemble rarement à ce que la personne aurait dit naturellement en discutant.

C’est exactement pour ça que ce qu’il faut me fournir pour créer votre site internet se limite à si peu de choses de votre côté. Vous n’avez pas à rédiger. Vous avez à répondre à des questions, ce qui est un exercice complètement différent — et beaucoup plus naturel.

Comment ça se passe concrètement, chez moi

Je vais être honnête avec vous : ce n’est pas un interrogatoire avec formulaire à remplir. C’est une conversation normale, en visio ou au téléphone, souvent une petite heure. Je vous pose des questions sur votre métier : depuis quand vous exercez, ce qui vous a donné envie de vous lancer, les chantiers dont vous êtes le plus fier, ce que les clients vous demandent le plus souvent, ce qui vous agace chez la concurrence.

Je note tout, parfois j’enregistre l’échange avec votre accord, et j’écris ensuite les textes à partir de ce que vous m’avez dit — pas à partir d’un modèle générique que j’adapterais en changeant juste le nom de la ville. Votre façon de parler de votre métier, vos expressions, vos priorités : tout ça transparaît dans le texte final. C’est pour ça que deux artisans du même métier, à Brest, se retrouvent avec des sites qui ne racontent pas la même histoire.

Une fois les textes rédigés, vous les relisez et vous me dites ce qui ne sonne pas juste. On corrige ensemble jusqu’à ce que vous vous reconnaissiez dedans — pas jusqu’à ce que je considère le travail terminé de mon côté. Ce sont vos mots, avec ma structure et mon SEO derrière.

Est-ce que les textes sont écrits avec une intelligence artificielle ?

Cette question revient dans presque tous mes premiers rendez-vous depuis un an ou deux, et elle est légitime. Ma réponse : je m’en sers pour aller plus vite sur certaines tâches mécaniques — reformuler une phrase, vérifier une tournure — mais jamais pour inventer le contenu de fond. Le contenu vient de l’entretien avec vous, pas d’un prompt générique tapé à votre place.

La différence se sent à la lecture. Un texte généré sans matière première réelle reste vague : “notre expertise”, “un savoir-faire reconnu”, “des prestations de qualité”. Un texte qui vient d’un vrai entretien contient des détails que personne n’invente : le nom du quartier où vous avez fait votre premier chantier, la raison précise pour laquelle vous vous êtes spécialisé dans tel type de travaux, l’anecdote du client satisfait qui vous a recommandé trois fois. C’est ce niveau de détail qui rassure un visiteur — et qui aide Google à comprendre que votre site parle d’une vraie personne, pas d’un gabarit dupliqué mille fois.

Pourquoi ça compte aussi pour votre référencement

Google ne se contente pas de vérifier que vos pages contiennent le bon mot-clé au bon endroit. Ses algorithmes cherchent à repérer un contenu qui a une vraie origine — une personne, un métier réel, une expérience vécue — plutôt qu’un texte assemblé pour cocher des cases SEO. Un site de charpentier qui décrit un chantier précis, avec un quartier, une contrainte technique et une solution trouvée sur le terrain, envoie un signal beaucoup plus fort qu’une page qui liste des généralités sur “la qualité” et “le professionnalisme”.

C’est aussi ce qui vous distingue dans les résultats de recherche. Un artisan qui tape “plombier Brest” sur Google voit s’afficher une dizaine de sites qui se ressemblent presque tous — même structure, mêmes formules toutes faites. Le vôtre se remarque quand il raconte quelque chose de spécifique à votre pratique : le type d’installation que vous privilégiez, le quartier où vous intervenez le plus souvent, la raison précise pour laquelle un client vous rappelle après cinq ans. Ce niveau de détail ne s’invente pas depuis un bureau à l’autre bout de la France — il vient forcément d’un échange avec vous.

Combien de temps ça prend, et ce que ça coûte

ÉtapeDuréeInclus dans le prix du site ?
Entretien téléphonique ou visio45 min à 1hOui
Rédaction des textes (toutes pages)3 à 5 jours ouvrésOui
Relecture et corrections avec vous1 à 2 allers-retoursOui
Textes additionnels (blog, pages services)Sur devis séparéNon

La rédaction n’est pas facturée à part pour un site vitrine classique — elle est comprise dans le forfait, au même titre que les pages indispensables du site : accueil, services, à propos, contact. Si vous souhaitez un blog avec des articles réguliers, ça devient une prestation distincte, parce que le volume de travail n’a rien à voir.

Ce qu’il faut éviter absolument

Le vrai risque n’est pas de devoir écrire vous-même — c’est de tomber sur un prestataire qui recycle les mêmes textes d’un client à l’autre en changeant juste le nom de la ville et le nom de famille. Ça arrive plus souvent qu’on ne le pense, en particulier chez certaines grosses plateformes qui traitent des dizaines de sites par semaine avec la même équipe de rédaction externalisée.

Trois signaux qui doivent vous alerter : un devis qui ne prévoit aucun entretien préalable sur votre activité, des délais de rédaction annoncés en quelques heures pour un site complet, et des textes livrés qui pourraient s’appliquer à n’importe quel artisan du même métier sans rien changer. Si vous lisez votre propre page “à propos” et que vous ne vous reconnaissez pas dedans, quelque chose s’est mal passé dans .

Un dernier point : les photos de vos chantiers comptent autant que les textes. Un texte bien écrit sans une seule image de votre travail réel perd une grande partie de sa force de conviction — les deux doivent avancer ensemble.

Carnet de notes manuscrites avec croquis de pages, café et ordinateur portable affichant l'ébauche du site — l'entretien transformé en textes

Questions fréquentes

Dois-je préparer quelque chose avant l’entretien ?

Rien d’obligatoire. Si vous avez déjà des avis clients, des photos de chantiers ou des chiffres (nombre d’années d’expérience, zone d’intervention précise), c’est utile — mais l’entretien fonctionne très bien sans préparation, à partir de vos réponses spontanées.

Puis-je modifier les textes après la mise en ligne ?

Oui, à tout moment. Les textes vous appartiennent et le site est pensé pour que vous puissiez demander des ajustements — un nouveau chantier à mettre en avant, un changement de zone d’intervention — sans repasser par une refonte complète.

Et si je préfère écrire moi-même certains passages ?

C’est possible et même bienvenu sur certaines parties, en particulier votre page “à propos” si vous avez déjà une idée précise de ce que vous voulez dire. Je reprends alors votre texte pour l’ajuster au SEO et à la structure de la page, sans dénaturer votre voix.

Combien de pages sont rédigées dans un forfait site vitrine ?

En général entre 4 et 6 pages selon votre activité : accueil, services, à propos, contact, et parfois une page dédiée par prestation si vous en proposez plusieurs de nature différente. Chaque page fait l’objet d’un passage dans l’entretien initial, pas d’un remplissage générique.