La question que j’entends le plus souvent n’est pas “combien ça coûte ?” ni “combien de temps ça prend ?”. C’est : “T’as besoin de quoi de ma part ?”

Et derrière, il y a toujours la même peur : celle d’avoir des devoirs à faire. Devoir rédiger des textes. Passer ses soirées à répondre à un questionnaire de quarante questions. Retrouver des photos enfouies dans un vieux téléphone. Passer pour le maillon faible qui ralentit tout.

Je vais être honnête avec vous : ce qu’il faut fournir pour créer un site internet, c’est bien moins que vous ne l’imaginez.

Voici la liste complète — dans l’ordre de ce qui compte vraiment.


Un entretien d’une heure, pas plus

Tout commence par une conversation. En face-à-face quelque part dans le Finistère, par téléphone ou en visio si vous préférez. Ça dure entre 45 minutes et 1h30 selon les projets.

L’objectif : que je comprenne votre activité. Ce que vous faites, pour qui vous le faites, ce qui vous différencie des autres dans votre secteur, les zones où vous intervenez, les types de chantiers que vous aimez faire — et ceux que vous préférez éviter.

Ce n’est pas un interrogatoire avec formulaire. C’est une conversation normale, comme si vous m’expliquiez votre métier autour d’un café à quelqu’un qui ne connaît rien au BTP.

À partir de là, j’ai tout ce qu’il me faut pour travailler. Pas de document Word à remplir le soir. Pas de “envoyez-moi vos textes d’ici jeudi”. Vous me parlez de votre travail — c’est ce que vous faites le mieux — et c’est moi qui transforme ça en contenu web.


Les textes, c’est mon travail — pas le vôtre

C’est le point qui surprend le plus les artisans que j’accompagne : les textes du site, c’est moi qui les écris.

Pas vous. Pas une intelligence artificielle qui génère du contenu générique. Moi — à partir de ce que vous m’avez raconté pendant notre entretien.

Pourquoi cette façon de faire ? Parce que vous n’êtes pas payés pour écrire. Parce que rédiger pour le web est un métier à part entière. Et parce que, soyons directs, les textes rédigés par les artisans eux-mêmes sont souvent soit trop techniques (vous connaissez tellement votre métier que vous oubliez que votre client ne sait pas ce qu’est un béton désactivé drainant), soit trop vagues (“nous mettons notre savoir-faire au service de vos projets” — c’est exactement ce qu’on évite).

Mon objectif est que quelqu’un qui lit votre site se dise : “ça ressemble à une vraie entreprise, pas à un site fait à la chaîne.”

Vous aurez une relecture à faire avant la mise en ligne. Si j’ai mal compris quelque chose, si un tarif a changé, si vous préférez un mot plutôt qu’un autre — on ajuste. Mais la matière première, c’est moi qui la fournis.


Et pour les photos ?

Là aussi, moins de panique que prévu.

L’idéal : quelques photos de vos chantiers ou réalisations. Pas besoin d’un photographe professionnel. Une photo prise avec votre téléphone sur un beau travail terminé, en bonne lumière naturelle, fait très bien l’affaire. Ce qui compte, c’est que ça montre vraiment ce que vous savez faire.

Mais si vous n’avez rien sous la main, on commence par chercher ensemble ce qui existe déjà :

  • Votre page Facebook professionnelle — si vous avez publié des photos de chantiers ces dernières années, c’est de la matière première exploitable.
  • Votre fiche Google Business — même chose.
  • Instagram si vous avez un compte professionnel.

Smartphone dans une main d'artisan affichant une photo de réalisation — utiliser ses photos existantes pour son site internet

Si vraiment il n’y a rien — parce que vous lancez votre activité ou que vous n’avez jamais publié en ligne — on peut démarrer avec des visuels neutres le temps d’en avoir de vraies, et on les remplace au fur et à mesure.

Un bon site sans photos parfaites vaut mieux qu’un site parfait qui n’existe pas encore.


Vos informations légales et pratiques

Pour que votre site soit complet et légalement conforme, j’ai besoin de quelques informations que vous avez forcément quelque part :

  • Votre numéro SIRET — sur votre extrait Kbis, vos devis ou vos factures
  • Votre adresse professionnelle — même si vous ne recevez pas de clients à cet endroit
  • Votre numéro de téléphone — celui auquel vous répondez vraiment, pas un numéro de standard
  • Vos certifications ou qualifications si vous en avez (RGE, Qualibat, assurance décennale, label Quali’ENR…)
  • Les zones où vous intervenez — quelques villes, un rayon kilométrique, ou “tout le Finistère”

Ça tient dans un message WhatsApp. Vraiment.

Ces informations servent à deux choses : rédiger les mentions légales obligatoires, et nourrir le contenu de votre site avec des données concrètes qui rassurent vos futurs clients.


Une validation à mi-chemin — et c’est tout

Une fois que j’ai les informations et qu’on a discuté, je travaille de mon côté. Vous n’avez rien à faire pendant ce temps — c’est généralement deux à trois semaines.

Quand j’ai une maquette de votre page d’accueil, je vous la soumets. C’est le moment de dire ce que vous pensez : est-ce que ça vous ressemble ? Est-ce que la couleur vous convient ? Est-ce que l’accroche vous parle ?

Pas besoin de connaissances techniques pour répondre. “J’aime bien, mais c’est un peu trop sombre” ou “ma femme trouve que c’est exactement le bon style” — c’est exactement ce dont j’ai besoin. Ce regard extérieur a souvent plus de valeur qu’on ne croit.

Après vos retours, j’intègre les ajustements, je finalise les textes, je règle les détails techniques — référencement, vitesse, formulaire de contact — et je vous soumet le résultat avant la mise en ligne officielle.

Vous avez le dernier mot sur votre site. Toujours.


La liste complète, en résumé

Pour créer votre site internet en tant qu’artisan, voici ce dont on a besoin de vous :

  1. Un entretien d’une heure — en face-à-face, par téléphone ou en visio
  2. Quelques informations légales — SIRET, adresse, zone d’intervention (5 minutes à rassembler)
  3. Des photos de chantiers si vous en avez — et si vous n’en avez pas, on s’adapte
  4. Un avis sur la maquette quand elle est prête — pas de jargon requis
  5. Une validation finale avant la mise en ligne

C’est tout.

Les textes, la structure, le référencement naturel, le développement, le déploiement — c’est de mon côté. C’est pour ça que vous faites appel à un professionnel : pour ne pas avoir à vous occuper de ça.

Au total, votre implication se résume à quelques heures réparties sur trois à quatre semaines. Le reste, c’est mon travail.


Vous êtes artisan dans le Finistère ou en Bretagne et vous vous demandez ce que donnerait un site pour votre activité ? Un appel de vingt minutes suffit pour que j’évalue ce qu’il vous faudrait et que vous repartiez avec une idée claire — sans engagement.

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