Votre site internet est en panne et vous le découvrez sur un chantier, entre deux gâchées, parce qu’un client vous dit « je n’arrive pas à ouvrir votre site ». Avant de paniquer ou d’appeler quelqu’un, cinq vérifications prennent dix minutes depuis votre téléphone. Elles suffisent, dans la moitié des cas, à comprendre ce qui se passe. Et si vous devez appeler, vous aurez de quoi être précis, ce qui fait gagner du temps à tout le monde.
1. Vérifier que la panne vient bien du site
Première chose : est-ce que c’est le site, ou votre connexion ? Coupez le wifi de votre téléphone et ouvrez le site en 4G. Essayez ensuite sur un autre appareil, ou demandez à quelqu’un à côté de vous.
- Le site s’ouvre en 4G mais pas en wifi : le problème vient de votre box ou de votre réseau, pas du site.
- Le site ne s’ouvre nulle part : la panne est réelle.
- Le site s’ouvre mais très lentement : ce n’est pas une panne franche, mais ça mérite d’être surveillé.
Vous pouvez aussi taper l’adresse de votre site sur un service gratuit de test comme « downforeveryoneorjustme ». Il vous dit si le site est inaccessible pour tout le monde.
2. Lire le message d’erreur (il dit presque tout)
Ne fermez pas la page trop vite. Le message affiché est le meilleur indice, et c’est lui que votre prestataire vous demandera. Notez-le, ou faites une capture d’écran.
- Erreur 500 : le serveur a planté en construisant la page. Souvent une extension ou une mise à jour qui s’est mal passée.
- Erreur 503 : le serveur est surchargé ou en maintenance.
- Erreur 404 sur toute la page d’accueil : le fichier a été supprimé ou déplacé.
- « Erreur de connexion à la base de données » : le site existe, mais il n’arrive plus à lire son contenu. Fréquent sur WordPress.
- Page blanche : même famille que l’erreur 500, sans message affiché.
- Avertissement de sécurité du navigateur : le certificat HTTPS a expiré.
Ce dernier cas est le plus courant chez les artisans qui ne s’en occupent jamais : un certificat qui n’est pas renouvelé, et votre site affiche un écran rouge « connexion non sécurisée » à vos clients.
3. Regarder si le nom de domaine et l’hébergement sont payés
C’est la cause la plus bête, et elle arrive plus souvent qu’on ne le croit. Un nom de domaine expire une fois par an. Un hébergement se renouvelle tous les mois ou tous les ans. Si le mail de rappel est parti dans vos courriers indésirables, le site s’éteint sans prévenir.
Cherchez dans votre boîte mail (spams compris) les messages de votre hébergeur ou de votre registrar (OVH, Gandi, IONOS…). Cherchez « expiration », « renouvellement », « facture impayée ». Si vous ne savez même pas qui héberge votre site, c’est un signal : lisez ce qu’il faut savoir sur l’hébergement web quand on est artisan, vous saurez au moins quoi chercher.
4. Repenser à ce qui a changé récemment
Un site qui marchait hier et plante aujourd’hui, c’est presque toujours qu’il s’est passé quelque chose :
- une mise à jour automatique (WordPress, extension, thème) ;
- quelqu’un a modifié le site, vous, un stagiaire, un ancien prestataire ;
- le changement d’offre d’hébergement ou de messagerie ;
- un pic de visites inhabituel, après un article ou une publicité.
Si vous pouvez répondre « oui, on a mis à jour hier soir », dites-le tel quel. C’est l’information la plus précieuse pour celui qui va réparer. Une grande partie des pannes se règle en revenant à la version d’avant.
5. Vérifier que vous avez une sauvegarde
Ne touchez à rien avant d’avoir répondu à cette question : existe-t-il une copie récente de votre site ? Chez certains hébergeurs, une sauvegarde automatique est incluse. Chez d’autres, rien. Si le site est cassé et qu’il n’y a aucune sauvegarde, la réparation devient beaucoup plus chère, et parfois impossible.

Posez-vous la question maintenant, pas le jour de la panne.
Qui appeler, et quoi lui dire
Une fois les cinq vérifications faites, appelez avec ces informations :
- L’adresse exacte du site.
- Le message d’erreur (ou la capture d’écran).
- Depuis quand ça ne marche plus.
- Ce qui a changé juste avant.
- Le nom de votre hébergeur, si vous le connaissez.
Avec ça, un professionnel sait en deux minutes s’il s’agit d’un problème de 20 minutes ou d’un vrai chantier.
Si vous avez un contrat de maintenance, c’est à ce moment-là qu’il sert : le prestataire intervient, sans que vous ayez à chercher qui appeler. Je détaille ce que ça couvre dans ce que contient réellement la maintenance d’un site. Si le site n’est pas en panne mais volontairement fermé le temps d’un chantier technique, c’est un autre sujet : voir comment mettre une page « site en maintenance » proprement.
Et si vous n’avez personne, vous pouvez me joindre au 07 81 80 62 54. Je vais être honnête avec vous : si la panne vient d’un hébergement que vous ne contrôlez pas, je vous le dirai tout de suite, sans vous vendre une prestation inutile. La maintenance de site internet à Brest existe justement pour que vous n’ayez plus à faire ces vérifications vous-même.
Questions fréquentes
Mon site est inaccessible depuis ce matin, est-ce que j’ai perdu mes données ?
Dans la grande majorité des cas, non. Un site inaccessible veut dire que quelque chose bloque l’affichage, pas que le contenu a disparu. Le risque réel apparaît quand l’hébergement ou le domaine a expiré depuis longtemps, ou qu’aucune sauvegarde n’existe.
Combien de temps une panne de site dure-t-elle ?
Un certificat expiré ou une extension à désactiver se règle en moins d’une heure. Une base de données corrompue ou un piratage demandent plutôt une demi-journée à plusieurs jours, selon la présence d’une sauvegarde.
Mon site en panne, ça fait perdre des clients ?
Oui, surtout si votre fiche Google renvoie vers lui. Un visiteur qui tombe sur une erreur ne revient en général pas. C’est pour ça qu’une panne se traite le jour même, pas la semaine suivante.