Formats de fichiers logo : SVG, PNG, PDF, la liste à réclamer à votre graphiste

Les formats de fichiers logo à exiger à la livraison tiennent en cinq lignes : un SVG (vectoriel), un PDF vectoriel pour l’imprimeur, des PNG à fond transparent, un JPG de secours et le fichier source. Si votre graphiste vous remet seulement une image envoyée par mail, vous n’avez pas un logo, vous avez une photo de logo.

Je vais être honnête avec vous : c’est le point que les artisans découvrent trop tard. Le jour où le carrossier pose le marquage du camion, ou le jour où la mise à jour du site demande une version blanche sur fond noir, le fichier reçu il y a trois ans ne sert à rien. Voici ce qu’il faut avoir en main, et pourquoi.

Vectoriel ou pixels : la seule différence qui compte

Un fichier en pixels (PNG, JPG) est une mosaïque de petits carrés. Agrandissez-le et ça devient flou. Un fichier vectoriel (SVG, PDF, AI) décrit des formes par des calculs : on peut le mettre sur une carte de visite ou sur un camion de 6 mètres, la netteté est identique.

C’est ce qu’on appelle un logo vectoriel SVG ou PDF. Retenez une règle simple : tout ce qui sera imprimé en grand doit partir d’un vectoriel. Tout ce qui s’affiche à l’écran peut partir d’un PNG ou d’un SVG.

Les fichiers à exiger, un par un

1. Le SVG

Le format du web. Léger (souvent moins de 10 Ko), net sur tous les écrans, y compris les écrans très haute définition. C’est celui que je demande pour le site et pour la signature mail. Si votre logo n’existe pas en SVG, c’est qu’il a été dessiné à la va-vite ou récupéré dans une banque d’images.

2. Le PDF vectoriel

Le format de l’imprimeur. Pour un flocage de véhicule, une enseigne, des polos brodés, on vous le réclamera presque toujours. Demandez-le en version couleur et en version noir et blanc.

3. Les PNG à fond transparent

Du PNG, en plusieurs tailles (par exemple 500, 1000 et 2000 pixels de large). Fond transparent obligatoire, sinon vous aurez un vilain rectangle blanc dès que le logo sera posé sur une photo ou une couleur.

4. Un JPG

Pas glamour, mais il dépanne quand un logiciel refuse tout le reste (certains devis en ligne, certaines plateformes). Fond blanc, bonne définition.

5. Le fichier source

C’est le fichier source du logo : le document de travail du graphiste, généralement en AI (Illustrator), en fichier Figma, ou en SVG propre avec calques. Il contient les polices, les couleurs exactes, les éléments séparés. Sans lui, impossible de modifier proprement une ligne de texte le jour où vous changez d’adresse ou de numéro.

Cartes vierges et tampon sur fond clair, supports où le logo sera imprimé

Les déclinaisons, que beaucoup oublient

Un seul fichier ne suffit pas, même au bon format. Réclamez le logo en plusieurs versions :

  • Couleur : la version principale.
  • Noir et blanc : pour les tampons, les fax qui existent encore, les factures imprimées en noir.
  • Blanc sur fond sombre : pour le site, les vêtements foncés, les vitrophanies.
  • Version carrée ou icône seule : pour la photo de profil Google, Facebook, la favicon du site.
  • Version horizontale et version verticale : selon la place disponible.

Pour la logique générale qui entoure tout ça (couleurs, police, usage), j’ai écrit un article sur le strict minimum d’une charte graphique d’artisan. Il complète bien cette liste.

Une résolution suffisante pour imprimer

Pour l’impression, on parle de 300 points par pouce (300 DPI). Concrètement, un PNG de 2000 pixels de large donne une belle impression jusqu’à environ 17 cm. Au-delà, c’est le vectoriel qui prend le relais. Un logo pour un véhicule ou une enseigne passe toujours par le PDF ou le SVG, jamais par un PNG agrandi.

C’est un sujet que l’on retrouve quand on prépare le logo d’un véhicule d’entreprise ou d’une enseigne , où la moindre approximation se voit à 3 mètres.

Les polices et les couleurs : les deux oubliés

Deux informations accompagnent normalement un logo bien livré :

  • Les codes couleurs : en HEX pour l’écran (par exemple #1A1A1A), en CMJN pour l’imprimeur. Sans eux, votre bleu sera différent sur le site, sur le camion et sur les cartes.
  • Les polices utilisées : le nom, et la licence. Une police payante utilisée sans licence peut créer des soucis le jour d’un contrôle ou d’une demande d’un éditeur.

Les droits : le fichier ne suffit pas

Posséder un fichier n’est pas la même chose que posséder les droits dessus. Demandez par écrit que la cession des droits d’exploitation soit incluse dans le prix, sans limite de durée ni de support. Même logique que pour un site : je développe le sujet dans qui possède réellement votre site internet, et ça s’applique mot pour mot à un logo.

Comment vérifier à la livraison

Cinq minutes suffisent, avant de valider la facture :

  1. Ouvrez le SVG dans votre navigateur : le logo s’affiche net, zoomez à fond.
  2. Ouvrez le PDF et zoomez à 800 % : les contours restent propres.
  3. Posez un PNG sur une image colorée : pas de rectangle blanc.
  4. Vérifiez la présence d’un dossier « source ».
  5. Copiez tout sur deux supports (disque et messagerie) le jour même.

Si quelque chose manque, c’est le bon moment de le dire. Après, c’est un devis supplémentaire.

Questions fréquentes

Mon graphiste m’a seulement envoyé un JPG, que faire ? Réclamez les fichiers vectoriels. S’ils n’existent pas, le logo devra être redessiné (comptez de 50 à 150 € pour une vectorisation simple).

Un logo fait avec un générateur gratuit est-il livré en SVG ? Parfois, mais les droits sont souvent limités. Lisez les conditions avant de l’imprimer sur un véhicule.

Quelle différence entre SVG et PDF ? Le SVG est pensé pour l’écran, le PDF pour l’impression. Les deux sont vectoriels, gardez les deux.

Un doute sur les fichiers que vous avez déjà ? Appelez-moi au 07 81 80 62 54, je regarde ça avec vous et je vous dis ce qui manque, sans engagement. Pour un projet de refonte complète, c’est aussi ce que je fais dans ma création de logo à Brest.