Pour suivre l’origine des appels de votre site internet, vous n’avez pas besoin d’un outil à 100 € par mois. Vous avez besoin d’une question posée au téléphone, d’un carnet, et de deux réglages gratuits. Je vais être honnête avec vous : la méthode la plus fiable pour un artisan est aussi la moins technique.

Le but n’est pas de faire de beaux graphiques. C’est de savoir, à la fin du mois, si votre site vous a rapporté des chantiers, et lesquels.

Pourquoi on ne sait pas si son site rapporte

Un client qui appelle ne laisse aucune trace. Il a pu voir votre fiche Google, cliquer sur votre site, regarder trois pages, puis composer votre numéro depuis son canapé. De votre côté, le téléphone sonne. Point.

Résultat, beaucoup d’artisans jugent leur site « à l’impression ». Quand le carnet est plein, ils pensent que tout va bien. Quand il se vide, ils pensent que le site ne sert à rien. Aucun des deux jugements n’est fiable. Et c’est souvent à ce moment-là que revient l’objection que je détaille dans site internet : arnaque ou investissement : sans chiffre, impossible de trancher.

La méthode la plus simple : poser la question

Elle tient en une phrase, à dire en décrochant ou avant de donner le prix : « Au fait, comment avez-vous eu mon numéro ? »

Ce n’est pas indiscret. Les clients répondent naturellement : « Je vous ai trouvé sur Google », « C’est ma voisine qui m’a parlé de vous », « J’ai vu votre camion à Landerneau ». Vous notez la réponse dans un carnet ou dans les notes de votre téléphone, avec la date et le type de chantier.

Trois colonnes suffisent :

  • La date de l’appel
  • La source citée par le client (Google, bouche-à-oreille, camion, ancien client, réseaux sociaux)
  • Ce que ça a donné (devis envoyé, chantier signé, curieux)

Au bout de trois mois, vous avez une vraie réponse. Pas une estimation d’agence, la vôtre.

Les limites de la question (et comment les contourner)

Cette méthode a deux défauts. Le client dit parfois « sur internet » alors qu’il est passé par votre fiche Google, pas par votre site. Et certains ne se souviennent plus.

Pour affiner, ajoutez une seconde question quand la réponse est « sur internet » : « Vous êtes tombé sur mon site ou sur ma fiche Google ? » Ça ne prend pas dix secondes. Si vous travaillez aussi votre présence locale, cette distinction vaut de l’or, parce qu’elle vous dit où mettre votre énergie.

Main qui écrit dans un carnet ouvert aux pages vierges, posé sur un tabouret en bois, pour noter l'origine de chaque appel

Premier réglage gratuit : la fiche Google

Votre fiche Google Business Profile affiche gratuitement des statistiques : nombre d’appels directs depuis la fiche, clics vers le site, demandes d’itinéraire. Ces chiffres sont dans l’espace de gestion de la fiche, rubrique « Performances ».

Ce que vous y lisez :

  • Les appels passés en un clic depuis Google, sans passer par le site
  • Les clics vers votre site
  • Les recherches qui ont fait apparaître votre fiche

Regardez-les une fois par mois et notez-les à côté de votre carnet. Si la fiche génère beaucoup d’appels directs, c’est elle qu’il faut soigner d’abord. Je détaille ce travail sur la page fiche Google My Business à Brest.

Second réglage gratuit : la Search Console

La Search Console est l’outil gratuit de Google qui montre comment votre site apparaît dans les résultats : sur quelles recherches, en quelle position, combien de clics. Elle ne compte pas les appels, mais elle vous dit si des gens vous trouvent et avec quels mots.

Un exemple concret : vous voyez que « couvreur Plougastel » vous amène des visites. Vous savez alors quelle commune mérite une page dédiée. Je vous explique pas à pas.

Votre site doit être relié à la Search Console une seule fois. Si vous ne savez pas si c’est fait, demandez à la personne qui l’a créé : c’est une vérification de cinq minutes.

Et les numéros de téléphone dédiés ?

Il existe une option plus poussée : afficher un numéro différent selon la provenance du visiteur, pour savoir qui vient de Google Ads, qui vient de la fiche, qui vient du site. Ça marche, mais ça coûte un abonnement et ça complique les choses.

Mon avis : tant que vous ne dépensez pas en publicité, ne vous embêtez pas avec ça. Si vous lancez des campagnes, la question change, et je l’aborde dans comment mesurer le retour de Google Ads. Dans ce cas, le suivi des appels depuis l’annonce devient un vrai besoin, parce que vous payez chaque clic.

Appel ou formulaire : ne comptez pas que les appels

Dans les métiers du bâtiment, la majorité des demandes passent par le téléphone. Mais certains clients préfèrent écrire, surtout le soir. Si votre site a un formulaire, comptez aussi ces messages dans votre carnet, avec la mention « formulaire ». Le choix entre les deux est un vrai sujet, que je traite dans téléphone ou formulaire, que vaut-il mieux proposer.

Comment lire vos chiffres au bout de trois mois

Faites un bilan simple, sur une feuille :

  1. Combien d’appels et de messages au total ?
  2. Quelle part vient de Google (fiche ou site) ?
  3. Combien de devis signés parmi eux ?
  4. Quel chantier moyen, en euros ?

Si, sur trois mois, deux chantiers de 4 000 € viennent de Google, vous savez ce que vaut votre présence en ligne. Si aucun client ne cite Google, ne concluez pas trop vite : un site récent met souvent plusieurs mois à être vu. Ça prend 6 mois, et celui qui vous dit le contraire vous ment.

En résumé

  • Posez la question « comment avez-vous eu mon numéro ? » à chaque appel et notez la réponse.
  • Distinguez « mon site » de « ma fiche Google » quand le client dit « sur internet ».
  • Relevez chaque mois les statistiques gratuites de la fiche Google.
  • Reliez votre site à la Search Console pour voir les recherches qui vous amènent des visites.
  • Faites le bilan au bout de trois mois, pas avant.

Si vous voulez qu’on regarde ensemble ce que vos chiffres racontent, ou si vous ne savez pas si votre site est bien relié à ces outils, écrivez-moi. Et si l’enjeu est surtout d’être mieux trouvé, voyez mon travail de référencement SEO à Brest.